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Chihuahua

Caractéristiques physiques du Chihuahua

Variétés : a) à poil court ; b) à poil long

Le Chihuahua est un chien à la construction harmonieuse et équilibrée, bien qu’il soit minuscule. Il a une tête en forme de pomme, un museau court, des oreilles dressées, grandes et très écartées. Les yeux sont saillants mais pas trop, l’expression est vive. Le stop est accentué. Le corps est compact, plus long que haut, de forme cylindrique. Les membres sont hauts et droits, avec de bons aplombs.

Poil : selon la variété, long ou court.
Couleur : toutes les couleurs et les mélanges de couleurs sont acceptés mais on préfère le fauve ou le marron, le chocolat, le fauve ou le marron bringé, le blanc, le crème, le fauve argenté, le gris argent, le noir et feu et le noir.
Taille : 16 à 20 cm
Poids : 0.5 à 2.5 kg

Origines et histoire

Il s’agirait d’une race autochtone du nord du Mexique et plus précisément de la région dont Chihuahua est la capitale. C’était le chien préféré des princesses aztèques. Vers la fin du XIXe siècle, il a été « découvert » par les États-Unis où il a suscité un grand engouement, avant de se répandre dans le monde entier.

Caractère et aptitudes

Son caractère est joyeux, extrêmement dynamique. Il a un fort tempérament et peut être très méfiant envers les étrangers qu’il accueille par des vocalises normalement destinées (selon le Chihuahua) à les effrayer ! Quant à ses aptitudes, ses dimensions « l’obligent » naturellement à tenir le rôle de chien de compagnie : sa méfiance envers les étrangers et sa propension à aboyer en font aussi un très bon chien « d’alarme » et donc, à sa façon, un chien de garde. Il peut être judicieux d’associer dans un jardin un Chihuahua (chien de garde de type « avertisseur ») et un chien de grande taille (chien de type garde « armé »). Attention, le Chihuahua est assez bagarreur avec les autres chiens : comme il est très courageux, il ne craint pas les adversaires plus grands que lui.

Santé

Malgré son aspect fragile, c’est un chien robuste et qui vit particulièrement longtemps, surtout si on le compare aux autres races de petits chiens. Il faut contrôler et nettoyer quoditiennement ses yeux pour éviter des irritations. Les mises bas sont parfois difficiles.

Espérance de vie moyenne : environ 15 ans

Conditions de vie

Il doit vivre naturellement dans une maison, même s’il lui arrive de passer plusieurs heures à l’extérieur. Il est plutôt frileux, surtout s’il appartient à la variété à poil court.

Remarques et conseils

Le Chihuahua est le chien le plus petit du monde mais il a l’impression d’être fort comme un lion : il faut donc respecter sa nature de « vrai » chien et ne pas le traiter comme une peluche pour ne pas détruire son caractère et offenser son intelligence.

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Les dinosaures


Bien que la formidable épopée des dinosaures se soit terminée il y a déjà 65 millions d’années, ils n’ont jamais été aussi proches de nous, grâce au travail formidable de tous ceux qui s’emploient chaque jour à les faire revivre.


Les dinosaures sont les représentants du célèbre ordre de reptile qui régna pendant près de 170 millions d’années à la surface de la Terre ; les premiers dinosaures sont apparus il y a 230 millions d’années et ont disparu il y a 65 millions d’années suite à un cataclysme planétaire qui devrait se reproduire.


Répartis dans le monde entier, ils furent les animaux les plus nombreux et les plus variés de tous les temps. A l’ère du mésozoïque pendant laquelle ils vécurent, la forme des continents était différente, les plantes inconnues actuellement, et pourtant toutes ces étonnantes créatures ont assuré une descendance que nous côtoyons chaque jour…

Généalogie des dinosaures


Les saurischiens se divisent en deux groupes :

Les théropodes

Ils sont un sous-ordre de dinosaures saurischiens. L’étymologie du nom théropode signifie  » pieds de bête sauvage « . Ils étaient présents sur l’ensemble de la planète pendant toute la période du Mésozoïque.
Les théropodes vivant de la fin du Trias (220 Ma) au Crétacé (65 Ma) étaient généralement bipèdes et carnivores. Il est cependant probable que les oiseaux actuels soient les descendants des théropodes préhistoriques. En effet, les os du bassin et des membres inférieurs sont similaires à ceux des oiseaux, possédant quatre orteils griffus dont un ergot. Les théropodes comprennent de nombreuses familles :

Les théropodes primitifs, vivant au Trias supérieur, comprennent l’Eoraptor, la famille des herrérasauridés (Herrerasaurus) et celle des staurikosauridés.
Les carnosauriens, parmi lesquels on compte la famille des allosauridés (Allosaurus), grands carnivores du Jurassique supérieur, puis cinquante millions d’années plus tard les tyrannosauridés (le célèbre tyrannosaure). On trouve aussi, les spinosauridés, grands théropodes piscivores et carnivores.

Les coelurosauriens

cette super-famille est celle dont les individus ont le plus de traits communs avec les oiseaux. On y trouve par exemple l’Archaeopteryx, oiseau primitif du Jurassique supérieur, les ornithomimidés ressemblant à des autruches ou encore les oviraptoridés, dinosaures ressemblant également à des oiseaux et qui ont vécu au Crétacé supérieur. Les dromaeosauridés (dont le vélociraptor) font également partie des coelurosauriens.


Les sauropodomorphes

Sauropodomorphes signifie  » formes à pieds de lézard « . Ce sont des dinosaures herbivores, bipèdes ou quadrupèdes, caractérisés par un cou et une queue allongés, et une tête relativement petite.

Ce sous-ordre de dinosaures saurischiens, comprend :

Les prosauropodes comme le plateosaurus, formes relativement primitives encore capables d’une locomotion bipède.

Les sauropodes, animaux beaucoup plus massifs à la locomotion quadrupède. C’est parmi les sauropodes que l’on rencontre les plus grands des dinosaures, tels Brachiosaurus et Diplodocus.

Ils vivaient probablement en troupeaux. Leur période d’expansion va du Trias supérieur jusqu’au Jurassique supérieur. Certaines familles (brachiosauridés, titanosauridés, diplodocidés, camarasauridés) ont vécu jusqu’à la fin du Crétacé. Ces animaux s’éteignirent au Jurassique inférieur (il y a environ 180 millions d’années), mais ils semblent avoir donné naissance aux Sauropodes, plus grands et plus spécialisés, qui demeurèrent un des groupes dominants de dinosaures jusqu’à la fin du Crétacé, il y a 65 millions d’années.
Le classement de ces familles a parfois été contesté. Certains paléontologues ont émis l’hypothèse que les prosoraupodes et les sauropodes n’avaient pas d’ancêtre commun, ce qui enlèverait tout intérêt à la famille des sauropodomorphes
Les ornithisciens en cinq groupes :

Les ornithopodes

Ces dinosaures (surtout bipèdes) ont perduré durant la majorité du Mésozoïque. Ils étaient souvent petits et agiles, mais au fil du temps, ils devinrent de plus en plus gros et ils changèrent d’apparence. Leurs ancêtres sont apparus au Trias supérieur quand Krzyzanowskisaurus (anciennement Revueltosaurus) apparut. Il devait ressembler à Pisanosaurus, autre Ornithischien primitif. Ce dernier était un petit animal d’à peine 1 mètre. Il était bipède et devait courir vite. Son museau se terminait par un bec dur qui devait lui permettre d’arracher les feuilles dures. Et pourtant, c’est ce petit animal qui engendra le groupe le plus répandu, et le plus diversifié des dinosaures herbivores. Et ces animaux vécurent jusqu’à la disparition des dinosaures, il y a 65 millions d’années.

Puis, vers le Jurassique inférieur, les Fabrosauridés et les Heterodontosauridés (groupe primitif d’Ornithischiens), connurent leur age d’or. C’est au Jurassique moyen que les Ornithopodes firent leur apparition. Hexinlusaurus apparut. C’était un petit Hypsilophodontidé d’environ 2 mètres de long qui vivait en Chine. Ceci montre que les Ornithischiens se sont « déployés » durant le Trias supérieur et le Jurassique inférieur, lorsque les continents étaient encore regroupés en un seul bloc. Ces animaux ont du migrer dans tous les coins du monde et sont arrivés dans plusieurs continents : Amérique, Asie, Afrique…. Au Jurassique moyen, le groupe des

Ornithopodes se sépara en deux : d’un côté les petits (Hypsilophodontidés) et de l’autre les grands (Iguanodontidés). Cette division a dû avoir lieu il y a environ 160 millions d’années. Ainsi les deux familles vécurent séparément pendant une courte période (Jurassique supérieur). Les Iguanodontidés étaient présents en Europe, et les Hypsilophodontidés en Amérique. Mais bientôt les deux groupes finirent par se croiser. En effet, au Crétacé inférieur les Ornithopodes arrivèrent à leur apogée. Ainsi les Hypsilophodontidés conquirent l’Europe (Hypsilophodon) et l’Australie-Antarctique (Qantassaurus et Atlascopcosaurus). Mais les Iguanodontidés en firent de même et les eux familles vécurent ensemble dans toutes les parties du globe. Les Ornithopodes en étaient à leur apogée.

Mais les Iguanodontidés commencèrent à décliner au début du Crétacé supérieur (~95 ma). Ils disparurent peu à peu alors que les Hypsilophodontidés continuaient leur évolution. Et c’est à cette époque que les Iguanodontidés furent peu à peu remplacés par les Hadrosauridés (Parasaurolophus et Corythosaurus par exemple). C’est alors que démarre l’age d’or de ces derniers. Cette famille comporte deux sous-familles : les Hadrosaurinés (Hadrosaures sans crête), primitifs, et les Lambéosaurinés (Hadrosaures à crête), plus évolués. Ces dinosaures possédaient sans doute le meilleur appareil utile à la mastication et à la consommation de végétaux connu. En effet, ces dinosaures possédaient un « bec de canard », d’où leur nom, utile à l’arrachage des feuilles, et deux rangées de 1000 dents environ, qui s’entrechoquaient et broyaient les végétaux les plus durs. Cette image est bien représentée sur cette représentation de crane de Saurolophus . L’animal devait arracher violemment les feuilles des branches sur lesquelles elles avaient poussées, puis elles continuaient jusqu’aux deux rangées de nombreuses dents crénelées qui les broyaient, afin de faciliter la digestion. Il faut bien dire que la nature est bien faite. Les Hadrosaures perdurèrent durant tout le Crétacé supérieur, alors que les Hypsilophodontidés évoluaient séparément de ces derniers, dans d’autres continents, et moins nombreux qu’auparavant.

Les dinosaures à bec de canard se diversifièrent par la suite et arborèrent des crêtes de plus en plus singulières. Malheureusement pour eux, ils ignoraient qu’un danger imminent allait stopper net leur évolution. Une météorite heurta violemment la Terre et les dinosaures furent décimés par ce cataclysme. Les Hadrosaures en faisaient majoritairement. C’est ainsi que s’arrêta leur court règne de 30 millions d’années, petit comparé à l’évolution des Ornithopodes qui, elle, dura quasiment 100 millions d’années. Mais pendant cette période, ils acquirent une faculté d’adaptation exceptionnelle, jamais vue dans un autre groupe. Ils eurent le système digestif et les machoires les mieux adaptées à la nourriture, ils arboraient des crêtes, ils étaient nombreux et réussirent à coloniser la planète entière durant tout le Crétacé. Ils passèrent de deux mètres à 16 mètres du Jurassique au Crétacé, plusieurs groupes succédèrent à d’autres, qui disparaissaient lentement, mais perduraient « en cachette ». Il faut le dire, les Ornithopodes est un groupe très intéressant à étudier, et les nouvelles à propos d’eux, à analyser avec approfondissement.

Les ankylosaures

Les Ankylosauridés  » Lézards soudés  » étaient des dinosaures cuirassés de 3 à 10 m de long. Leur principale défense était la robustesse des os du crane ainsi que les rangées de plaques osseuses.
Cette famille est apparue au Jurassique et a prospéré tout au long du Crétacé en Asie, en Amérique du Nord et en Europe.
Les Ankylosauridés se distinguent des Nodosauridés par plusieurs caractères :

Les angles postérieurs de leur crane portent de grandes cornes triangulaires

Leurs faces latérales sont complètement recouvertes d’os
Leur queue se termine par une lourde massue osseuse

La queue des Ankylosauridés

A l’extrémité de la queue, quatre plaques renflées étaient fusionnées entre elles et soudées aux dernières vertèbres caudales.

Des tendons allongés, en forme de cordage, passaient par-dessus ces os, raidissant et renforçant l’extrémité de la queue.
Par contre, la base de la queue était souple et pouvait asséner des coups puissants de droite à gauche.

Le crane des Ankylosauridés

Leur crane était presque aussi large que long. Ils étaient recouverts d’une cuirasse osseuse et portaient de grandes cornes dans les angles postérieurs.
Le crane d’Euoplocephalus montre qu’il possédait des paupières osseuses.

Les cranes fossiles donnent une impression de compacité et de solidité. En comparant les cranes de jeunes par rapport à ceux d’adultes, on sait que les os n’étaient pas fusionnés chez les jeunes.

Les conduits nasaux des Ankylosauridés

Les conduits nasaux des Ankylosauridés suivent un trajet en forme de S à l’intérieur du crane. De part et d’autre de ces voies principales, il existe des cavités et des conduits supplémentaires : les sinus.
Teresa Maryanska pense qu’ils servaient à filtrer, à réchauffer et à humidifier l’air. Elle a découvert dans les cranes de Pinacosaurus  » reptile planche  » et de Saichania, provenant de Mongolie, de fins os courbes à l’intérieur des conduits nasaux.
Les os sont très semblables aux os turbinaux que l’on trouve dans le nez des mammifères.
Exemples d’Ankylosauridés

Talarurus plicatospineus: Il mesurait 4 à 5 m de long. Il vivait en Mongolie il y a 90 millions d’années. Talarurus « à la queue en panier » doit son nom aux nombreuses baguettes osseuses qui s’entrecroisaient dans la queue des Ankylosauridés, comme dans un panier en osier.

Les Nodosauridés

La première découverte d’un Nodosauridé fut celle de Hylaeosaurus armatus trouvé en 1833 en Angleterre puis en France.

Il vivait au Crétacé inférieur. Sa taille est estimée en 3 et 5 m.

Notre connaissance de ce dinosaure se réduit à un seul squelette, incomplet, quelques os isolés et des plaques de son armure.

Il est le troisième dinosaure à qui l’on a attribué un nom scientifique, après Megalosaurus et Iguanodon.
Les Nodosauridés n’ont pas de massue osseuse au bout de la queue et leur crane est moins cuirassé.
Leur dos et leur queue sont couverts de nombreuses plaques de formes et de tailles différentes. Certaines sont plates, ovales ou rondes.
D’autres, hérissées comme de grandes épines, constituaient probablement une bonne arme défensive contre les prédateurs.
Les Nodosauridés sont apparus au Jurassique moyen et ont perduré jusqu’à la fin du Crétacé.
Le plus connu est Nodosaurus textilis décrit en 1921. Le squelette, bien qu’incomplet, nous donne une assez bonne idée de ce à quoi devaient ressembler la plupart des Nodosauridés.
Le squelette mesure 5,50 m de long. L’ensemble de sa face dorsale est recouvert de plaques osseuses, formant une épaisse et solide carapace.
Nodosaurus textilis vivait au Crétacé inférieur en Amérique du Nord.
On a également découvert le crane complet de Panoplosaurus mirus  » reptile entièrement cuirassé « . Contrairement à celui des Ankylosauridés, le crane est assez étroit avec un museau plus pointu. Il ne comporte pas d’expansions osseuses en forme de corne dans les angles postérieurs. Sa taille est estimée à 7 m de long. Il vivait au Crétacé supérieur en Amérique du Nord.

Parmi les Nodosauridés, on peut également citer Minmi, Edmontonia ou Pawpawsaurus.

Les stégosaures

Les stégosaures étaient des dinosaures cuirassés, dotés d’une rangée de grandes plaques osseuses le long du dos. Leur nom signifie  » lézard à toit « .
Où et quand vivaient les stégosaures ?

Les stégosaures vivaient il y a environ 159 à 144 millions d’années. Des fossiles ont été découverts en Europe, en Afrique de l’Est, en Amérique du Nord et en Chine. Les stégosaures appréciaient les zones boisées à végétation basse.

Caractères physiques

Les stégosaures étaient de gros dinosaures se déplaçant lourdement sur leurs 4 pattes. À l’age adulte, ils atteignaient en général une longueur de 6,5 mètres et une hauteur de 3 mètres au bassin. Ils pesaient environ 2 tonnes. Deux rangées de grandes plaques osseuses décalées se dressaient de part et d’autre de la colonne vertébrale, du cou à la queue. Elles pouvaient mesurer plus de 60 centimètres de hauteur. Les stégosaures étaient aussi munis de 2 à 4 paires d’épines sur la queue. Les membres postérieurs, plus longs que les membres antérieurs, donnaient au corps une posture arquée. La tête, petite et étroite, se terminait par un bec corné.

Comportement

Les stégosaures étaient herbivores. Leurs plaques et leurs épines caudales leur servaient de défense. Parcourues de vaisseaux sanguins, les plaques pourraient aussi avoir servi à réguler la température corporelle. Les stégosaures vivaient très probablement en troupeaux.

Les cératopsiens

C’est un groupe de dinosaures herbivores très diversifié au crétacé supérieur en Amérique du Nord et en Asie orientale (Chine et Mongolie), et dont le plus grand représentant est le tricératops.
Les caractéristiques communes des cératopsiens résident dans leur bec formé par un os unique et leurs dents broyeuses. Les formes quadrupèdes étaient de tailles diverses (de 2 à 9 m de long), certaines dépourvues de cornes (tel Protoceratops). Le plus grand et le plus massif du groupe, le tricératops, quadrupède de 9 m de long pour 6 t, avait un crane doté de trois cornes. Mais il existait aussi des cératopsiens légers, bipèdes et sans cornes, de 1 à 2 m de long, comme Leptoceratops.

Chez les espèces cornues, les cornes différaient par leur longueur, leur nombre et leur disposition (une corne unique sur le museau chez Monoclonius, deux sur le front chez Diceratops, trois chez Torosaurus ou Triceratops, cinq chez Pentaceratops). De même, la forme et la longueur de la collerette était très variable : courte et arrondie chez le tricératops, elle était au contraire très allongée chez Torosaurus, ou bordée d’une impressionnante couronne de cornes chez Styracosaurus.

Les cératopsiens forment un sous-ordre de l’ordre des ornithischiens (dinosaures au bassin d’oiseau).

Les pachycéphalosaures.

Le pachycephalosaurus (« lézard au crane épais ») était un ornithischien herbivore de la famille des pachycephalosauridés qui vécut au Crétacé tardif, en Amérique du Nord.

Longtemps, les scientifiques ont cru que le crane très épais de l’animal (jusqu’à une vingtaine de centimètres au sommet) servait à des combats rituels comme ceux du boeuf musqué, au cours duquel les animaux se fonçaient dedans tête première. Cependant, la morphologie de leur crane ne le permet pas vraiment, car s’ils s’y étaient essayés, la forme ronde des cranes aurait dévié les coups, rendant de graves blessures au cou des deux combattants fort possibles.

On n’a jamais découvert de squelette entier de pachycéphalosaure ; tout ce qu’on connaît à son sujet vient d’un crane de cette espèce et de squelettes de la même famille. Mis à part le crane épais, quelques caractéristiques de l’animal lui confèrent un air étrange. Malgré le fait qu’il vivait à la fin du Crétacé parmi des genres et espèces plutôt évolués, il possédait toujours cinq doigts à ses mains, un trait assez primitif chez les dinosaures, tout comme ses dents, semblables à celles de Stegosaurus, qui a pourtant vécu 100 millions d’années avant lui.

Plus proches de nous, les oiseaux sont les descendants directs des dinosaures.

Sur la terre des dinosaures

La fin des dinosaures

Il y a 65 millions d’années, un événement exceptionnel bouleverse à jamais l’histoire de la vie sur Terre. Les dinosaures, mais également beaucoup d’autres espèces vivantes vont disparaître.
De nombreuses théories et hypothèses ont été avancées pour comprendre ce cataclysme susceptible de se reproduire. Ainsi, on pensait à de gigantesques éruptions volcaniques, à la collision d’une comète ou d’un astéroïde (d’environ 10 km de diamètre), ou encore à des changements climatiques…

Ce n’est qu’en 1990 que les scientifiques ont pu faire le rapprochement entre la découverte d’un gigantesque (180 kilomètres de diamètre) cratère météoritique dans la région du golfe du Yucatan à Chicxulub et la fin des dinosaures.
En effet, les météorites contiennent un métal rare l’iridium, or de grandes quantités furent mise à jour dans des couches d’argile datant de l’extrême fin du Crétacé. Cependant, durant la même période, une série d’importantes éruptions volcaniques a eu lieu sur le territoire actuel de l’Inde centrale.
Ces deux catastrophes ont aussi eu les mêmes effets : rejeter dans l’atmosphère une masse de poussières et de gaz capables de masquer le soleil et d’arrêter sa chaleur, ceci pendant plusieurs années.

De plus, lorsque l’astéroïde a heurté la Terre, les ondes de choc se sont propagées autour de la planète et la courbe terrestre tout en focalisant leur énergie aux antipodes. Un tel choc pourrait soulever l’écorce terrestre de plus de 100 m dans une série de terribles secousses libérant le magma avec son cortège d’émanations gazeuses (dont gaz sulfurique) et de débris.

En définitif, les trois grandes hypothèses de départ s’avèrent toutes justes mais elles ont agit de concert ou résultaient l’une de l’autre. Et c’est donc le choc de la météorite et le lent refroidissement de la Terre qui furent à l’origine de la fin des Dinosaures privés entre autres de nourriture.

À la Une

Île de Gorée


L’Île de Gorée ou Gorée est à la fois une île de l’océan Atlantique nord située dans la baie de Dakar (Sénégal) et l’une des 19 communes d’arrondissement de la capitale. C’est un lieu symbole de la mémoire de la traite des esclaves en Afrique, il est distingué à ce titre par l’UNESCO.

Île de Gorée *
World Heritage Emblem.svg Patrimoine mondial de l’UNESCO
Port de l'île de Gorée
Port de l’île de Gorée
Pays Drapeau : Sénégal Sénégal
Subdivision Dakar
Type Culturel
Critères (vi)
Superficie 18,2 ha
Numéro
d’identification
26
Région Afrique **
Année d’inscription 1978 (2e session)
Carte de l'île de Gorée
Carte de l’île de Gorée
* Descriptif officiel UNESCO
** Classification géographique UNESCO
modifier Consultez la documentation du modèle
Île de Gorée
Géographie
Pays Drapeau : Sénégal Sénégal
Localisation Baie de Dakar (océan Atlantique)
Coordonnées 14° 40′ 01″ N 17° 23′ 54″ W
Superficie 0,182 km2
Côtes 3 km
Géologie Île continentale
Administration
Drapeau : Sénégal Sénégal
Région Dakar
Département Dakar
Commune Dakar
Démographie
Population 1 102 hab. (2007)
Densité 6 054,95 hab./km2
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC+0

Géolocalisation sur la carte : Sénégal

(Voir situation sur carte : Sénégal) 

Île de Gorée
Île de Gorée
Îles du Sénégal

L’Île de Gorée ou Gorée est à la fois une île de l’océan Atlantique nord située dans la baie de Dakar (Sénégal) et l’une des 19 communes d’arrondissement de la capitale. C’est un lieu symbole de la mémoire de la traite des esclaves en Afrique, il est distingué à ce titre par l’UNESCO.

Histoire

Le navigateur portugais Dinis Dias atteint l’île de Gorée en 1444, qu’il baptise « Palma »1. Les Hollandais s’emparent de Gorée en 1617 et la baptisent Goede Reede, « la bonne rade », étymon du nom actuel. Les Français s’implantent sur l’île en 1677, mais les Anglais leur disputent cette position jusqu’à la paix d’Amiens en 1802.

La traite des esclaves perdure pendant trois siècles sur les côtes africaines (GambieSaint-Louis du SénégalBéninGhana…). Les centres concentrationnaires des esclaves africains en partance pour l’Amérique se situent surtout à Saint-Louis, point de convergence de la traite négrière arabo-musulmaneet européenne.

À Gorée, l’ancienne demeure de la signare Anna Colas Pépin (nièce d’Anne Pépin), connue dans le monde entier sous le nom de Maison des Esclaves, est un lieu plus symbolique qu’historique. En effet, le passage des esclaves par Gorée était très minoritaire entre 900 et 1500 personnes d’après l’historien américain Philip Curtin.

Les propriétaires des villages négriers sur le continent où étaient stockés les captifs étaient les Rois Wolof du Cayor et les Rois Toucouleurs du haut fleuveSénégal. L’on trouve aux Archives nationales de France, rue Soubise à Paris, ainsi qu’à la Bibliothèque Nationale François Mitterrand, les informations concernant ces rois négriers et la macabre comptabilité de ce commerce.

Les Rois du Cayor se heurtèrent néanmoins à une forte résistance des populations Lébous et Sérères de la petite côte du Sénégal décrits comme des peuples refusant de vendre des esclaves par le navigateur Alvise Cadamosto dès le début du xve siècle.

En parallèle du commerce des esclaves contrôlé par l’administration des Rois de France et d’Angleterre, le commerce de la gomme, de l’arachide, des peaux, de l’or du Galam, des épices pauvres ainsi que la fourniture d’ouvriers qualifiés (charpentiers, maçons…) assurent la prospérité économique des signares de l’île de Gorée du 18e siècle au xixe siècle. Les signares de Gorée, en particulier Anna Colas Pépin lanceront, le commerce de l’Arachide au Sénégal en 1841 à Rufisquece qui provoquera le développement économique de ce village qui deviendra une ville.

Avec la fondation de Dakar en 1857, à la demande des notables métis de l’île,signares en tête, Gorée perd progressivement de son importance. En 1872l’administration coloniale française crée les deux communes de Saint-Louis et Gorée, les deux premières communes d’Afrique de l’ouest sur le modèle occidental, dotées exactement du même statut que les autres communes françaises (statut ultérieurement étendu à Dakar et Rufisque : les quatre communes). Dakar, sur le continent, fait partie de la commune de Gorée, dont l’administration se trouvait sur l’île. Cependant, dès 1887, Dakar est détachée de la commune de Gorée et devient une commune de plein exercice. La commune de Gorée en est réduite à sa petite île.

En 1891 la population de Gorée s’élève à 2 100 habitants alors que Dakar n’en compte que 8 737. Néanmoins en 1926 les Goréens ne sont plus que 700, alors que la population de Dakar atteint 33 679 personnes. C’est ainsi que la fusion de Gorée avec Dakar est décidée en 1929. La commune de Gorée disparaît et Gorée n’est plus désormais qu’une petite île sur la commune de Dakar. Le lieutenant Robert Gaffiot publie en 1933 un ouvrage dont le titre reflète bien ce déclassement : Gorée, capitale déchue.

Administration

 

Le débarcadère

 

Vue générale du village de Gorée

En 1996 le Parlement se prononce en faveur d’une profonde réforme de l’organisation territoriale du Sénégal. Dans le cadre de cette politique de décentralisation, la commune de Dakar, devenue trop étendue et trop peuplée, se voit divisée en 19communes d’arrondissement, auxquelles des pouvoirs plus grands sont conférés.

Pour la commune de Gorée c’est une sorte de résurrection. Avec le titre de « Commune d’Arrondissement de l’île de Gorée », elle reprend possession des bâtiments de l’ancien hôtel de ville au centre de l’île, un édifice qui avait hébergé la mairie de la précédente commune de Gorée entre 1872 et 1929.

Cette nouvelle orientation est l’une des réalisations majeures de l’équipe municipale, dirigée successivement par Augustin Ly, puis Urbain Diagne à partir de 1975.

Sous le mandat d’Urbain Diagne, militaire de carrière et adjoint spécial au Maire de Dakar chargé de Gorée à partir de 1980, qui s’achèvera par sa retraite politique en 2001, Gorée renaît notamment par sa classification sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco (1978) avec le concours de son Sécrétaire Général, le Sénégalais Amadou-Mahtar M’Bow et d’Abdou Diouf, alors Premier Ministre de Léopold S. Senghor. L’île retrouve son cachet d’antan : rénovation des bâtiments et infrastructure adaptée aux normes architecturales d’origine, re-fleurissement par l’Association des « Amis de la Nature » présidée alors par Maître Marie-Josée Crespin.

Sur le plan sanitaire, Gorée est désormais dotée d’un dispensaire rénové par l’Ordre Souverain de Malte, dont Urbain Diagne est Chevalier de grâce, membre de l’unique commanderie d’Afrique basée au Sénégal.

L’île se modernise et s’ouvre au monde par de nombreux jumelages avec d’autres villes également chargées d’Histoire : Drancy (France), Robben Island (Afrique du Sud), Sainte-Anne (Martinique), Lamentin (Guadeloupe). Gorée est désormais un lieu de passage et de recueillement obligé pour les grands de ce monde en visite officielle au Sénégal (Jean-Paul IIBill ClintonYasser Arafat…).

 

Augustin Senghor, maire de Gorée

Elle devient également un lieu d’intense activité culturelle (festivals de jazz, expositions..) et intellectuelle (Université des Mutants, Fondation Soros, Lycée féminin d’élite Mariama Bâ..).

 

Campagne municipale « Gorée en propre et en vert »

Gorée est alors un symbole de brassage ethnique et culturel, mêlant des habitants de toutes les régions du globe, et de tolérance religieuse, à l’image de la composition des familles multiconfessionnelles et métissées qui y vivent.

Cohabitent harmonieusement les communautés musulmane (sunnite, dont les ermites Baye Fall de rite mouride), chrétienne,bouddhiste et rasta. On peut ainsi voir, traditionnellement, l’imamassister à la messe de la fête patronale Saint-Charles Borromée ou le curé prier à la mosquée lors de la fête de l’Aïd El Kebir (Tabaski).

Désormais la commune d’arrondissement de Gorée est gérée par un Conseil municipal, démocratiquement élu tous les cinq ans et d’un maire élu par les membres de ce Conseil.

Le maire actuel est Maître Augustin Senghor, élu en 2002, puis réélu en 2009. Également président de l’US Gorée, c’est le premier maire écologiste du pays.

La commune est rattachée à l’arrondissement de Dakar Plateau. Elle fait partie du département de Dakar dans la région de Dakar.

Géographie

À vol d’oiseau, les localités les plus proches sont Dial Diop, Dakar-PlateauDakarBel AirThiaroye-sur-merMbao, Diokoul, Keuri Souf, Tiawlene, Bargny Guedj, Minam, Yene Tode, Toubab Dialo, Tilène et Keur Dib.

Physique géologique[modifier]

 

Vue aérienne

Gorée se trouvant au centre de la rade que forme la côte sud de la presqu’île du Cap-Vert, à l’abri des vents atlantiques, elle constitue depuis longtemps un abri sûr pour le mouillage des navires. D’origine volcanique, cette île rocheuse est formée de laves refroidies, comme en témoigne l’utilisation du basalte pour diverses constructions. Elle est surplombée au sud par un plateau granitique. Dans l’anse de Gorée près du port une petite plage de sable bénéficie d’une eau claire et de vagues modérées. L’eau y est un peu plus fraîche que sur les plages du continent.

Outre les paysages, des températures variant entre 25° et 17° l’hiver et 24° à 30° l’été, une végétation constituée notamment de palmiers, de baobabs, de bougainvillées et d’hibiscus contribuent à créer un cadre naturel des plus agréables.

Cependant plusieurs bâtiments sont menacés par le lent travail de corrosion de la mer.

Population

 

Ile de Gorée (Sénégal)

Comme dans la presqu’île du Cap-Vert, les premiers habitants étaient des Lébous. Comme à Saint-Louis, les européens surtout français se sont installés en nombre sur l’ile et se sont métissés avec la population locale créant ainsi la classe des signares.

La plus grande partie de la population est musulmane, mais les catholiques sont également présents.

Lors du recensement de 2002, Gorée comptait 979 habitants, 164 ménages et 84 concessions.

Fin 2007, selon les estimations officielles, la population s’élèverait à 1 102 personnes.

Activités économiques

Les premiers occupants étaient pêcheurs. Par la suite l’île a connu une véritable prospérité économique, notamment liée au commerce. Aujourd’hui le tourisme et ses dérivés constituent ses principales ressources.

Patrimoine et sites touristiques

En novembre 1975 le patrimoine architectural de Gorée est inscrit sur l’inventaire des monuments historiques du Sénégal et depuis septembre 1978 il figure sur la liste du patrimoine mondial établie par l’UNESCO.

Maison des Esclaves

 

Offert par la Guadeloupe, le monument commémorant l’esclavage

Articles détaillés : Maison des Esclaves et Boubacar Joseph Ndiaye.

Grâce au charisme et à la persévérance de son conservateur, Joseph Ndiaye, la Maison des Esclaves constitue le passage obligé de quiconque se rend à Gorée pour la première fois. Le rôle réel de la célèbre maison rose – et plus généralement de l’île – dans la traite négrière est dénoncé depuis plusieurs années comme relevant du « mythe »2.

Musée historique[

 

Le fort d’Estrées

Situé sur la pointe nord de l’île, le Musée historique – rattaché à l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN) – occupe l’ancien Fort d’Estrées. Il est consacré à l’histoire générale du pays, des origines à l’indépendance, et tout particulièrement à celle de l’île de Gorée.

Musée de la Femme

Article détaillé : Musée de la Femme Henriette Bathily.

Aménagé dans l’ancienne demeure d’une riche signareVictoria Albis, dont le dernier propriétaire avant sa cession à l’état sénégalais futArmand-Pierre_Angrand, Maire de Gorée et de Dakar, le musée a été ouvert en 1994, sous la direction de la femme de lettres Annette Mbaye d’Erneville. Également lieu de formation et d’animation, le musée rend hommage aux femmes du pays, connues ou non, et rend compte de leur vie quotidienne.

Musée de la Mer

Au milieu des bougainvillées, une grande maison de la Compagnie des Indes construite au xviiie siècle abrite le musée ouvert en 1960par l’IFAN et entièrement restauré en 1995. Il est réputé pour sa collection de 750 espèces de poissons et 700 espèces de mollusques. Les écosystèmes et l’habitat de la région y sont également présentés.

Ancien palais du Gouverneur

 

L’ancien palais, dans l’attente d’une restauration

Les anciens commandants supérieurs de Gorée logeaient dans ce palais situé à l’ouest de l’île. La demeure achevée en 1864 est aujourd’hui laissée à l’abandon.

Ancienne École William-Ponty

Article détaillé : École William Ponty.

L’École William Ponty (du nom du gouverneur général de l’Afrique occidentale françaiseWilliam Merlaud-Ponty) a été de 1913 à 1937 l’école normale fédérale de l’AOF. Elle a formé de nombreux cadres africains avant d’être transférée à Sébikhotane.

Aujourd’hui désaffectée, elle se trouve sur la place du Gouvernement.

Église Saint-Charles-Borromée

Mosquée

Gorée possède l’une des plus anciennes mosquées en pierre du pays. Celle-ci a été construite en 1890, au pied du versant ouest du Castel.

Un projet d’aménagement de l’esplanade est en cours. Il prévoit notamment des espaces de détente et l’intégration du site de commerce artisanal situé au bas du Castel.

Castel[modifier]

Surplombant l’île sur sa pointe sud, le Castel constituait une position stratégique et offre aujourd’hui un large panorama sur le continent. Face à l’ouest le fort Saint-Michel y fut construit par les Français en 1892. En 1907 on y installa un télémètre permettant de mesurer l’éloignement des navires afin de régler les canons. De l’autre côté un canon d’une portée de 14 km permit à la France de Vichy de couler un bateau anglais le 23 septembre 1940. Saboté par les Français au moment de l’indépendance, il n’avait jamais resservi.

Sur le plateau se dresse un modèle réduit du futur Mémorial Gorée-Almadies, le projet d’un architecte milanais Ottavio Di Blasi retenu en 1999 et qui devrait avoir pour objectif de promouvoir l’héritage culturel et architectural du symbole de Gorée.

Université des Mutants

 

Un lieu d’échange pour les diasporas

Article détaillé : Université des Mutants.

L’Université des Mutants est un centre international de rencontres et de conférences fondé en 1979 à l’initiative du Président Léopold Sédar Senghor et de l’écrivain et philosophe français Roger Garaudy.

Gorée et les arts

L’atmosphère attachante d’une île sans voitures ni bicyclettes, les tons pastels de ses façades, son climat agréable, mais aussi la proximité de la capitale ont conduit de nombreux artistes à s’établir à Gorée, temporairement ou définitivement. Le plus connu est sans doute le peintre Fallou Dolly et ses fixés sous verre, mais on peut citer également Moussa SakhoGabriel Kemzo Malou ou Cheikh Keita. Beaucoup d’entre eux sont installés aux abords du Castel.

La musique n’est pas en reste. Des artistes tels que Iannis XenakisKassav’ ou Youssou N’Dour y ont puisé leur inspiration. Un opéra lui a été dédié en 1966 à l’occasion du premier Festival mondial des Arts nègres. La chorale de l’église Saint-Charles-Borromée bénéficie d’une certaine notoriété.

Des scènes de plusieurs films ont été tournées dans ce cadre photogénique. L’Histoire d’Adèle H. de François Truffaut montre ainsiIsabelle Adjani – dans le rôle de la fille désespérée de Victor Hugo – errant dans les rues en quête d’un amour impossible.

En 2005 a eu lieu la première édition du Gorée Diaspora Festival, une manifestation lancée par la commune et associant danses, musique, arts plastiques, conférences, sports, carnaval et spectacles sons et lumières.

Info singé Ir.CERACUSE KIKA CHRIS

DE LA VILLE DE GOMA

Gustave. Le Crocodile Géant d’Afrique


C’est au Burundi, sur les rives du lac Tanganyika et à proximité, qu’un crocodile géant a semé la terreur pendant 10 ans.
Ce crocodile du Nil, surnommé Gustave par les scientifiques, aurait tué environ 300 personnes.
Un documentaire diffusé sur France 3 nous a permis de découvrir ce monstre qui n’a pu d’ailleurs être capturé et est probablement mort aujourd’hui.
Cette émission bien qu’intéressante ne nous délivre quasiment aucune information scientifique sur ce crocodile. S’agit-il d’un crocodile du Nil hors norme, de la même manière que certaines personnes ont des mensurations supérieures au standard ? Possède t-il des caractéristiques particulières qui en feraient un crocodile d’une espèce non répertoriée ? En comparant les images tournées au Burundi et celles de crocodiles du Nil, nous pourrons peut-être répondre à ces questions.

Gustave est-il un crocodile exceptionnel ?

D’après les trois scientifiques qui ont essayé de capturer ce crocodile, Gustave mesurait environ 7,50 m pour un poids évalué à une tonne.
Dans le documentaire, on peut entendre : « Ces chiffres sont exceptionnels car un crocodile du Nil atteint rarement 5 m pour un poids de 500 kg ».

Un autre point important est l’âge estimé de Gustave. Quand le crocodile ouvre la gueule, la scientifique remarque qu’il possède une dentition parfaite. Pourtant, d’après sa taille, elle fait la remarque suivante : « Il doit être centenaire et pourtant d’après sa dentition, il a environ 60 ans ».

Gustave, le crocodile géant

Gustave, le crocodile géant (© France 3)

Une remarque, malheureusement très brève, est faite concernant deux crêtes osseuses que ce crocodile a de chaque côté de la tête.

Par ailleurs, on peut observer Gustave dans son élément naturel. On le voit à plusieurs reprises prendre des bains de soleil sur des bancs de sable. A un moment donné, il est au milieu d’un petit groupe de crocodiles et ne leur montre aucune agressivité ce qui prouve d’ailleurs que ce ne sont que des femelles.

Crocodiles du Nil

Crocodiles du Nil photographié en Afrique. By Michell Zappa . Licence

Enfin, le crocodile s’approche d’une famille d’hippopotames, probablement attiré par le petit. On sait de source sure que Gustave a déjà tué au moins une fois un hippopotame adulte.

Voilà les faits que l’on peut étudier afin d’essayer de comparer ce crocodile géant avec le crocodile du Nil que l’on connaît.

Longévité et taille du crocodile du Nil

Un crocodile grandit d’environ 5 à 7 cm par an. Un crocodile très âgé possède une dentition plus abîmée. Cependant, chaque dent bénéficie du renfort d’une dent de remplacement, implantée en dessous. Ce processus de remplacement se poursuit tout au long de sa vie. Un crocodile du Nil possède à peine 70 dents.

Crocodile du Nil

Crocodile du Nil . Licence

La longueur maximale et l’âge des crocodiles font l’objet de vives controverses. On dispose de témoignages selon lesquels certains crocodiles sauvages auraient vécu plus de 100 ans mais ils n’ont pas été authentifiés.

On peut lire également dans certains ouvrages que, de source informée, le plus grand crocodile du Nil connu mesurait 7,90 m de long. A ma connaissance, ce record n’a pas été authentifié non plus.

Il existe en tout cas des sources fiables provenant de réserves naturelles et de jardins zoologiques. Par exemple, un crocodile d’Amérique à museau pointu qui vit au zoo de Cincinnati a plus de 70 ans.

Concernant la taille, le plus grand crocodile est le crocodile marin. Plusieurs spécimens répertoriés faisaient plus de 6 m de long et le record pour cette espèce est de près de 7 m.

Crocodile marin

Crocodile marin. By Geof Wilson. Licence

Comme vous le voyez, il n’est pas évident de fournir des tailles précises. Pas plus pour le crocodile du Nil que pour les autres espèces.

Habituellement, pour le crocodile du Nil, la taille standard est inférieure à 5 m. En fait, il est très probable que la chasse intensive a fait disparaître les plus gros spécimens dans leur environnement naturel.

Crocodile du Nil

Crocodile du Nil. By Kevinzim . Licence

Cependant, la protection dont fait l’objet cette espèce pourra sans doute dans l’avenir nous permettre d’admirer des mâles de beaucoup plus grande taille. Il faut d’ailleurs souligner qu’ au Burundi le crocodile du Nil est chassé en toute impunité. Je doute fort que les mâles aient beaucoup le temps de grandir. Dans ce qui est censé être un parc national, les seuls rescapés sont les crocodiles et une trentaine d’hippopotames.
Toujours est-il que Gustave semble être un spécimen plus grand que la moyenne d’autant plus qu’apparemment, il n’avait pas fini de grandir.

Mode de vie du crocodile du Nil

Sur certains points, Gustave se comporte comme n’importe quel mâle de son espèce. Il recherche la chaleur pour permettre à sa température de s’élever. Il est donc poïkilotherme comme tous les crocodiles. On sait que la température doit dépasser 27° pour que les enzymes digestives fonctionnent et donc que la nourriture puisse être assimilée.

crocodile du Nil

Un crocodile du Nil dévore sa proie sous l’eau. Licence

Gustave ne semble pas tolérer de mâles dans son entourage. C’est la posture corporelle des autres individus qui nous le prouve. En effet, quand un mâle dominant rencontre un mâle subordonné, ce dernier lève haut la tête hors de l’eau et expose sa gorge à l’agresseur.

Gustave. Crocodile geant

La différence de taille entre Gustave et les femelles est évident (© France 3)

Par contre, comme celles que l’on voit dans le documentaire, les femelles se déplacent en toute impunité dans les territoires des mâles quand elles sont prêtes à la reproduction.
Ce comportement sexiste n’a rien d’exceptionnel. Certains mâles, comme Gustave, ne tolèrent aucun mâle sur ce qu’ils considèrent comme leur territoire.
La grandeur du territoire est extrêmement variable et peut dépasser plusieurs hectares.

La prédation

On sait que le crocodile du Nil s’attaque à l’homme. Sur ce point, il n’y a donc rien d’exceptionnel à part le nombre élevé de victimes.
Cependant, à ce propos, on peut émettre quelques doutes sur tous les accidents mortels attribués à ce crocodile.
Tout d’abord, Gustave est devenu une véritable légende au Burundi. Partant de là, toute nouvelle attaque lui est imputée d’office.
D’autre part, ce pays est la proie de troubles importants et a connu de nombreux massacres interethniques entre Tutsis et Hutus depuis 1962. Les coups d’état se succèdent et la vie d’un homme n’a guère beaucoup de prix.
De là à penser que les crocodiles et notamment Gustave sont de bons boucs émissaires pour expliquer de nombreuses disparitions ….

Gustave le crocodile geant

Gustave en train de prendre un bain de soleil (© France 3)

Par contre, ce qui est plus troublant c’est le comportement de Gustave vis-à-vis des hippopotames. Comme il est dit dans le documentaire, un crocodile du Nil ne s’attaque jamais à un hippopotame. Par contre, on a déjà vu des hippopotames tuer des crocodiles pour défendre leur progéniture.
Il est donc exceptionnel qu’un crocodile aille jusqu’à tuer un hippopotame adulte. Est-ce sa taille hors norme qui donne à ce crocodile autant de témérité ?

Crocodile du Nil

Un crocodile du nil ne s’attaque jamais à un hippopotame. By Stig Nygaard . Licence

On peut également voir à un moment donné un cadavre de vache tuée par notre crocodile mais qui est laissée intacte sur un banc de sable. Il semblerait donc que cette mort soit purement gratuite et non par nécessité alimentaire.
Dans un autre documentaire consacré au crocodile du Nil, j’ai pu observer certains spécimens s’attaquer à des gnous alors qu’ils n’avaient plus faim. Parfois, ils relâchent leur victime sans la blesser tellement ils sont rassasiés.

Le crocodile du Nil peut-il tuer par plaisir ?

Deux crêtes osseuses

Comme je l’ai dit un peu plus haut, l’un des scientifiques semble surpris par la morphologie de la tête de Gustave. Ses deux crêtes osseuses seraient-elles différentes par rapport au standard de l’espèce ?

J’ai fait un petit montage vidéo qui montre Gustave et des crocodiles du Nil filmés en Afrique. Personnellement, je n’ai vu aucune différence notable à part le fait que les crêtes de Gustave sont un peu plus marquées.
Mais, vous serez peut-être plus observateurs. Si vous remarquez un point caractéristique qui différencie notre crocodile géant des autres spécimens, n’hésitez pas à m’en faire part.

Vidéo Crocodile Géant

Une occasion exceptionnelle manquée

Malheureusement pour nous, nous ne saurons jamais qui était vraiment ce crocodile géant. Lors du reportage, il avait déjà été blessé à l’arme automatique et s’en était remis. Mais, il n’a plus été vu dans ce secteur depuis déjà longtemps.
Il est fort probable qu’il a été la victime des braconniers ou des militaires.

Gustave. Crocodile geant

Les marques de balles se voient bien sur cette photo de Gustave (© France 3)

Les scientifiques ont vraiment raté une belle occasion de pouvoir étudier un spécimen hors du commun. Cependant, leurs conditions de travail étaient loin d’être idéales et le temps que les autorités leur avaient accordées bien insuffisant.

Peau d'un crocodile du Nil

Comparatif avec le derme renforcé de plaques osseuses d’un crocodile du Nil.
By Silvain de Munck . Licence (Site de l’auteur)

Gustave est sans aucun doute un crocodile du Nil, plus grand que la moyenne. Il a largement eu le temps de procréer. Mais, rien ne dit que sa progéniture bénéficiera des mêmes proportions. D’ailleurs, étant donné le contexte de ce pays, rien ne dit qu’ils auront le temps d’atteindre l’âge adulte.

Théorie des internautes

Témoignage très instructif envoyé par Philippe LEJAY le 14 avril 2006

Bonjour,

Je suis passionné des crocodiles pour les avoir étudié lors de mes nombreuses sorties sur les lagunes ivoiriennes et de mes randonnées sur les fleuves et rivières de Côte d’Ivoire.
J’y ai vu quantité de crocodiles de toutes tailles, jusqu’ à plus de quatre mètres, mais assez rarement.
J’ai également vu le crâne d’un crocodile que j’estime à plus de sept mètres recueilli sur les bords du fleuve Comoé dans la réserve de Bouna au nord est de la Côte d’Ivoire. La bête avait mangé de la chair empoisonnée destinée à tuer les charognards qui s’attaquaient à un cadavre d’hippopotame tué par des chasseurs parce que dangereux pour les pêcheurs riverains. Ce crâne est conservé par un ami notaire ivoirien passionné de nature.

D’après la vidéo et les photos, Gustave me semble bien être un crocodile du Nil, car avec l’age, les contrastes des couleurs chez le Niloticus s’amenuisent et il devient de couleur uniforme, souvent tirant sur la couleur dominante de son environnement le plus fréquenté. C’est ainsi que j’ai vu des Niloticus gris foncé parce qu’ils vivaient dans des marécages.

Crocodile du Nil

Crocodile du Nil © Philippe Lejay

Quant aux crêtes osseuses, la taille varie selon les individus et pas seulement en fonction de l’age. J’ai vu des crocodiles de taille moyenne en avoir, alors qu’elles sont inexistantes chez des individus de grande taille.

Quant à la dentition, le crocodile a des dents gigognes à raison de trois dents à la fois au même emplacement, une dent cassée est remplacée par la suivante jusqu’à la taille optimum.

Il est difficile dans ce cas de déterminer l’age d’un crocodile sur cette seule donnée. De plus ce saurien n’arrête jamais de grandir et sa taille est fonction non de son age mais de l’abondance de nourriture et de l’espace dont il dispose pour s’épanouir.

Ci-jointe une photo de ma femme prise il y a une dizaine d’année à Sabou, au Burkina Faso. Ce crocodile aurait 80 ans au dire des guides, et serait le doyen des crocodiles sacrés de Sabou.
Il y a sans aucun doute une certaine ressemblance avec Gustave !

Crocodile du Nil

Crocodile du Nil © Philippe Lejay

Quand à la disparition de Gustave, combien de temps cela fait-il qu’il n’a pas été observé ?
Les blessures sur les photos sont tout à fait insuffisantes pour lui causer grand dommage, et les crocodiles ont une grande capacité à se faire invisibles s’ ils ont été trop sollicités.

Afghanistan : Ban Ki-moon exprime sa tristesse après la mort d »employés de l »ONU causée par une attaque


Manifestants à Mazar-i-Sharif près des bureaux de l’ONU, en Afghanistan. Photo ONU. 

2 avril 2011 – Au lendemain de l »attaque meurtrière du centre des opérations de la Mission des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) qui a tué sept membres du personnel de l »ONU, le Secrétaire général, Ban Ki-moon, a exprimé samedi sa tristesse au Président afghan, Hamid Karzai.

Ban Ki-moon a dit par téléphone au président afghan qu »il était « choqué par cette attaque du bureau de l »ONU de Mazar-i-Sharif qui a tué trois membres du personnels de l »ONU et quatre gardes de sécurité de l »ONU », a indiqué samedi son porte-parole par communiqué.

Il a exhorté Hamid Karzai à mener une enquête sur l »incident et l »a remercié pour avoir exprimé ses condoléances. Le Chef de l »ONU a également fait savoir qu »il avait envoyé en Afghanistan son Chef de cabinet et Sous-Secrétaire général pour la sûreté et la sécurité.

Ban Ki-moon s »est également entretenu samedi par téléphone avec le Premier ministre népalais, et les Ministres des affaires étrangères de Norvège, du Suède et de Roumanie pour leur exprimer ses sincères condoléances. Il les a remercié pour le sacrifice de leur citoyen au service des Nations Unies.

Le Représentant spécial de l »ONU pour l »Afghanistan, Staffan de Mistura, s »est rendu vendredi à Mazar-i-Sharif afin de gérer la situation directement sur le terrain et superviser personnellement l »enquête.

Selon la presse, l »attaque contre les bureaux de l »ONU a eu lieu après une manifestation contre l »autodafé récent d »un Coran aux Etats-Unis.

Lors d »un point de presse à New York, le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, a confirmé que la manifestation était liée à cet autodafé. « Notre sentiment est que l »ONU n »était pas visée en tant que telle mais que les manifestants voulaient une cible internationale » a-t-il dit. Il a ajouté que l »ONU maintenait sa présence à Mazar-i-Sharif.

Le Conseil de sécurité de l »ONU a également condamné l »attaque et « toute incitation à la violence », dans une déclaration à la presse lue par la Présidence du Conseil pour le mois d »avril, qui est occupée par la Colombie. Les membres du Conseil ont présenté leurs condoléances aux victimes et à leurs familles.

Le Président de l »Assemblée générale, Joseph Deiss, a aussi exprimé samedi sa profonde tristesse et a estimé que l »incident représente « une grande perte pour la famille des Nations Unies ».

Côte d’Ivoire : les Casques bleus pris pour cible par les forces pro-Gbagbo


Des Casques bleus en Côte d’Ivoire. 

2 avril 2011 – Les Casques bleus de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), ont été attaqués à plusieurs reprises par les forces loyales à Laurent Gbagbo.

Vendredi à Cocody, une patrouille de l’ONUCI a été attaquée par les forces loyales à Laurent Gbagbo. Il s’en est suivi un échange de feu au cours duquel environ cinq éléments des Forces Spéciales ont été touchés. Il n’y a pas eu de blessés au sein des troupes de l’ONUCI, a indiqué samedi la mission par communiqué.

Samedi, une patrouille d’escorte de l’ONUCI a une fois de plus été la cible de tirs des forces spéciales de Laurent Gbagbo dans les environs du Plateau, alors qu’elle effectuait une mission humanitaire.

Quatre Casques bleus ont été grièvement blessés et reçoivent actuellement des soins à la clinique médicale de la Mission.

L’ONUCI a condamné « cette vague d’attaques ciblées des forces spéciales de Laurent Gbagbo contre le siège » et a réaffirmé « que ceux qui en sont responsables ne resteront pas impunis ».

L’ONUCI rappelle « que les Casques bleus déployés dans le pays agissent sur la base le chapitre VII de la Charte des Nations Unies et sont autorisés à riposter à toute attaque dirigée contre eux ».