Steve Jobs

Steve Jobs
Steve Jobs présentant l'iPhone 4 en blanc lors de la Keynote du 7 juin 2010.
Steve Jobs présentant l’iPhone 4 en blanc lors de la Keynote du 7 juin 2010.

Nom de naissance Steven Paul Jobs
Naissance 24 février 1955
San Francisco, Californie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Décès 5 octobre 2011 (à 56 ans)
Palo Alto, Californie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Nationalité Américain
Activité principale Président du conseil d’administration d’Apple
Autres activités Membre du conseil d’administration de The Walt Disney Company
Conjoint Laurene Powell-Jobs
Enfant 4
Signature
Steve Jobs signature.svg

Steve Jobs, né le 24 février 1955 et mort le 5 octobre 20111, est un entrepreneur et informaticien américain, cofondateur en 1976 d’Apple2, dont il a été le Directeur général puis le président du conseil d’administration. Il est considéré comme l’un des pionniers de la micro-informatique pour avoir introduit l’ordinateur personnel dans les foyers (bien avant l’avènement de l’IBM PC), en ayant pris conscience du potentiel du couple interface graphique / souris à la suite d’une visite avec une équipe de sa société au Palo Alto Research Center de Xerox. Cette idée mènera à la commercialisation début 1984 par la société Apple Computer du Macintosh, le premier ordinateur grand public profitant de ces innovations.

Évincé en 1985 de l’entreprise qu’il a fondée, Steve Jobs crée notamment NeXT et rachète les studios d’animation Pixar, avant de revenir prendre la direction d’Apple en 1997 et d’être à l’origine dans les années 2000 du lancement et des succès planétaires, chronologiquement, de l’iMac de l’iPod, de l’iPhone et de l’iPad. En 2011, il est considéré comme la 34e fortune américaine3 et la 110e fortune mondiale3.

Affecté par des problèmes de santé, il annonce le 24 août 2011 par une lettre4 au conseil d’administration et à la communauté Apple sa démission du poste de directeur général de l’entreprise. Il reste toutefois président du conseil d’administration, afin de continuer d’avoir de l’influence sur le fonctionnement de son entreprise5. Le 5 octobre 2011, Apple annonce sa mort à l’âge de 56 ans1.

que la terre de nos ancetre lui sois douce

Biographie[modifier]

Origines et famille[modifier]

Fils d’une mère américaine, Joanne Carole Schieble, et d’un père syrien, Abdulfattah Jandali, professeur de sciences politiques, Steven Paul Jobs6 est né à San Francisco en Californie. Il est adopté peu après sa naissance par Paul Jobs et Clara Jobs vivant à Mountain View en Californie. Ses parents biologiques se marient un an plus tard et ont un autre enfant, l’auteur Mona Simpson7.

Il a aussi une fille née en 1978, Lisa Brennan-Jobs (en) avec Chris-Ann Brennan, une jeune femme qu’il n’a pas épousée. Jobs a vigoureusement nié cette paternité pendant deux ans, laissant la mère élever l’enfant dans des conditions précaires8.

En 1991, Steve Jobs épouse Laurene Powell, plus jeune de neuf ans, avec laquelle il a trois enfants.

Études[modifier]

Après avoir terminé ses études au Homestead High School de Cupertino (Californie) en 1972, Steve Jobs s’inscrit au Reed College de Portland dans l’Oregon où il abandonne ses études après un semestre, tout en continuant à suivre des cours en auditeur libre. C’est ainsi qu’il assiste à de très bons cours de calligraphie, ce qui aura son importance dans le futur : « Si je n’avais jamais suivi ce cours-là à la fac, jamais le Mac n’aurait eu de multiples polices de caractères ou de polices à espacement proportionnel. Comme Windows a tout copié sur le Mac, il est probable qu’aucun ordinateur personnel ne les aurait. (…) Cela apparait très, très clairement lorsque, aujourd’hui, on regarde dix ans en arrière.9 » Pendant l’automne 1974, il retourne en Californie et commence à assister aux réunions du Homebrew Computer Club avec Steve Wozniak. Il obtient un emploi dans la société Atari afin de programmer des jeux vidéo avec son ami, Steve Wozniak, son but initial étant de faire des économies pour une retraite spirituelle en Inde.

Apple

Débu

Article détaillé : Histoire d’Apple.

Steve Jobs à la WWDC 2005

Le 1er avril 1976, Steve Wozniak, Steve Jobs et Ron Wayne créent la société Apple.

Steve Jobs et Steve Wozniak (surnommés « les Deux Steve »), âgés respectivement de 21 ans et 26 ans, fondent Apple. Leur premier local sera le garage de la famille Jobs dans lequel ils fabriqueront leur premier ordinateur, l’Apple I. Il sera mis en vente en 1976 au prix de 666,66 dollars.

Le nom Apple aurait été choisi par Steve Jobs, qui est végétarien10, et le nom Macintosh viendrait d’une variété de pommes que Jobs récoltait dans sa jeunesse pour se faire de l’argent de poche. Une anecdote raconte qu’au cours d’un voyage au Népal, il fut victime d’une indigestion l’obligeant à se nourrir temporairement de pommes. Voyant qu’ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur un nom et un logo pour leur société, Jobs eut l’idée de proposer comme compromis un trognon de pomme, chose qui faisait alors partie de son quotidien[réf. nécessaire].

En 1980, Apple entre en bourse faisant rapidement de Jobs et Wozniak des millionnaires. En 1982, à l’âge de 27 ans, Steve Jobs est l’homme le plus jeune à entrer dans le Fortune 400 (classement mondial des personnes les plus riches), événement exceptionnel avant l’apparition des start-ups Internet. Le 20 mars 1983, Jobs embauche John Sculley de Pepsi-Cola pour diriger Apple en lui disant : « Vous comptez vendre de l’eau sucrée toute votre vie ou vous voulez changer le monde avec moi ? »11.

La même année Apple sort Lisa, le premier ordinateur personnel à posséder une interface graphique et une souris, dont les brevets ont été achetés à la société Xerox.

Macintosh[modifier]

Le 24 janvier 1984, le Macintosh est mis sur le marché, c’est le premier ordinateur destiné au grand public comportant une interface graphique commandée par la souris. Le projet Macintosh avait été lancé par un ingénieur d’Apple, Jef Raskin. Il s’agissait de concevoir un ordinateur de toute petite taille, très abordable, limité à quelques tâches et d’une extrême simplicité d’emploi. Steve Jobs, percevant le potentiel de ce projet, se l’est alors accaparé, remettant en cause certains de ses objectifs, dont celui d’un prix économique [réf. nécessaire]. Les cours de calligraphie de Jobs lui revinrent pour introduire des polices de caractères à chasse variable, une innovation à l’époque, assurant un succès immédiat au Macintosh dans le monde des arts graphiques et de la presse, mais aussi de la communication d’entreprise[réf. nécessaire].

D’Apple à NeXT Computers[modifier]

En 1985, après une lutte interne pour le pouvoir au sein d’Apple, Steve Jobs est démis de ses fonctions par John Sculley et évincé d’Apple (d’où l’expression « to be Steved », être viré de sa propre société). Après un moment de doute, il en profite pour participer à la fondation d’une nouvelle société, NeXT Computers, et rachète les studios d’animation Pixar (originellement sous le nom de Graphics Group). Même si NeXT ne connaît pas de succès commercial, il y créera des ordinateurs haut de gamme au design audacieux et aux technologies innovantes : une interface graphique sobre étendant les capacités du Macintosh, une très haute résolution graphique en affichage niveau de gris, un disque magnéto-optique 256 Mo, une connectivité Ethernet, un système multitâche préemptif, et est entièrement développé en Objective-C, langage objet dérivé du langage C. La machine utilise le même processeur que les Macintosh : un processeur Motorola 32 bits 68030 puis 68040. Une imprimante laser de haute qualité l’accompagnait [réf. nécessaire].

Retour chez Apple[modifier]

Steve Jobs et Bill Gates au D5 en 2007

Fin 1996, Apple, en difficulté, signe un partenariat avec Microsoft. Ce dernier donne alors 150 millions de dollars à Apple qui, à la recherche d’un nouveau système d’exploitation depuis plusieurs mois, achète NeXT pour 400 millions de dollars.

Au cours de l’année 1997, Steve Jobs, qui occupait depuis six mois une fonction de conseiller spécial du président d’Apple Gil Amelio, provoque le départ de ce dernier ainsi qu’un remaniement du conseil d’administration de la société. Il est nommé président-directeur général intérimaire à la place de Gil Amelio.

Depuis cette date, il ne perçoit qu’un salaire d’un dollar comme rémunération pour son travail à la tête d’Apple12. Ses revenus proviennent essentiellement des stock-options de la société qu’il détient ; il bénéficie aussi des avantages liés à sa fonction12.

Lors de la MacWorld (en) de 2000, Steve Jobs annonce qu’il devient président directeur général de plein droit. Mac OS X est le fruit du croisement entre Mac OS et NeXTStep. Il lance l’Ipod en 2001, l’Iphone en 2007 et l’Ipad en 2010, produits à l’origine de la réussite planétaire d’Apple, devenue une des plus riches compagnies au monde.

Démission[modifier]

Le 24 août 2011, à 56 ans, Steve Jobs démissionne de son poste de directeur général d’Apple suite à son incapacité à effectuer son travail due à son cancer, il conserve cependant sa fonction de président du conseil d’administration. Il transmet le poste à Tim Cook qui était jusqu’alors directeur des affaires opérationnelles depuis 2007. Quelques heures après l’annonce, l’action d’Apple a chuté de 5 %13.

Pixar et Disney[modifier]

En 1986, Steve Jobs, accompagné de deux ingénieurs de Lucasfilm, Edwin Catmull et Alvy Ray Smith, fonde le studio d’animation Pixar14. Cette société est créée à partir de la division infographie de Lucasfilm, que Jobs rachète pour la somme de 10 millions de dollars à George Lucas. Dix ans plus tard, Pixar remporte un grand succès avec le film Toy Story, premier film d’animation entièrement réalisé par ordinateur qui engrange plus de 360 millions de dollars de recette en salles. D’autres succès suivent avec 1001 Pattes (1998), Toy Story 2 (1999), Monstres et Cie (2001), Le Monde de Nemo (2003), Les Indestructibles (2004), Cars (2006), Ratatouille (2007), WALL-E (2008), Là-haut (2009) et Toy Story 3 (2010) faisant la renommée du studio.

En janvier 2006, le groupe Disney rachète Pixar pour 7,4 milliards de dollars par échange d’actions15. Steve Jobs devient administrateur du groupe et premier actionnaire individuel de Disney avec plus de 6 % du capital16 devant le neveu de Walt Disney, Roy E. Disney et l’ancien directeur général Michael Eisner.

Maladie et mort[modifier]

En juillet 2004, Steve Jobs doit subir une intervention chirurgicale afin de retirer une tumeur cancéreuse pancréatique. Plus précisément, il est atteint d’une forme relativement rare de tumeur, plus simple à traiter, se nommant « tumeur neurœndocrinienne des îlots de Langerhans ». Cette intervention ne nécessitera aucun traitement complémentaire tel qu’une radiothérapie ou une chimiothérapie. Durant son absence, Timothy D. Cook, dirigeant des ventes et opérations mondiales d’Apple, prendra le contrôle de l’entreprise. Il ne peut assister à l’Apple Expo de septembre 2004 et son vice-président, Philip W. Schiller, évitera de justesse l’annulation de la conférence. Ainsi, Steve Jobs n’a donc pas tenu son Keynote, conférence qu’il donne à des occasions bien précises et au cours de laquelle il donne les résultats financiers de l’entreprise, suivis par la présentation des nouveautés ; pour finir généralement par une surprise « One more thing… » (« Encore une chose… »).

Il apparaît au WWDC 2006 à San Francisco, amaigri et secondé par trois personnes, pour la tenue du Keynote.

Le 27 août 2008, l’agence de presse Bloomberg publie par erreur une longue nécrologie de Steve Jobs, cofondateur et directeur général d’Apple. L’article de dix-sept pages est retiré trente secondes après sa publication17. Lors du Special Event du 14 octobre 2008 Steve Jobs donne en fin de conférence sa tension artérielle, afin de rassurer ceux qui douteraient de son état de santé.

En janvier 2009, Steve Jobs donne, par le biais d’un communiqué publié sur Internet, des informations sur sa santé, précisant que sa perte de poids est due à la fois à une maladie liée à un « déséquilibre hormonal » et au traitement nécessitant un régime18. Le 14 janvier 2009, il fait savoir par un courriel à destination des employés d’Apple qu’il prend un congé maladie jusqu’à fin juin 2009, estimant que ses problèmes de santé sont plus complexes qu’il ne l’avait pensé initialement19. Le 20 juin 2009, The Wall Street Journal dévoile que Steve Jobs a subi une greffe de foie deux mois auparavant20. Le 9 septembre 2009, Steve Jobs aborde cette greffe du foie en public lors d’un Special Event. Il précise qu’il a été transplanté d’un jeune homme d’une vingtaine d’années mort dans un accident de voiture. Il le remercie de sa générosité post mortem et enjoint le public à s’inscrire en tant que donneurs d’organes.

Le 17 janvier 2011, Steve Jobs fait savoir par une note interne qu’il prendra un congé pour des raisons de santé, pour une durée indéterminée. Il mentionne, dans ce message, qu’il reste le directeur général d’Apple, chargeant Tim Cook des tâches du quotidien21.

Le 24 août 2011, Steve Jobs annonce sa démission du poste de directeur général d’Apple4.

Steve Jobs succombe à sa maladie dans la nuit du mercredi 5 octobre 2011, information relayée par Apple via son site web1.

Style de gestion[modifier]

La personnalité agressive et exigeante de Steve Jobs a été fortement commentée. Le magazine Fortune (qui a « sacré » Jobs « directeur général de la décennie » en novembre 2009)22 a écrit que « il est considéré comme le plus grand égotiste de la Silicon Valley »23. Des commentaires sur son tempérament et son style peuvent être trouvés dans The Little Kingdom, un livre de Michael Moritz, l’une des rares biographies autorisées sur Steve Jobs. On peut citer comme biographies interdites Steve Jobs: The Journey Is the Reward, The Second Coming of Steve Jobs ou iCon: Steve Jobs. Dans iCon: Steve Jobs, les auteurs font remarquer que Paul Jobs, qui a adopté Steve, est aussi connu pour être agressif.

Steve Jobs a toujours voulu qu’Apple soit une société majeure des technologies de l’information et de l’industrie, et cela en prévoyant et en fixant les tendances du marché, au moins en termes d’innovation et de style. Il résume son idée à la fin de la Macworld Conference & Expo de janvier 2007 en citant l’ancien joueur de hockey Wayne Gretzky24 :

« C’est une vieille citation de Wayne Gretzky que j’adore : « Je patine vers l’endroit où le palet va être, et non vers là où il a été ». Et nous avons toujours essayé de faire cela chez Apple. Depuis le tout début. Et nous le ferons toujours. »

Floyd Norman (en), animateur américain, a dit qu’à Pixar, Steve Jobs était un « individu adulte », et n’a jamais interféré avec le travail des cinéastes25.

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